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Le mémoire professionnel :
Ecrire pour analyser et penser sa pratique
Production écrite personnelle, le mémoire professionnel associe une problématique pédagogique élaborée, à des éclairages théoriques, enrichis de l’expérience auprès des élèves. Dans la mesure où il impose le recul critique, l’étayage documentaire et l’entraînement à une forme d’écriture longue, il représente l’aboutissement de la démarche réflexive développée au cours de la formation.
Ses principales caractéristiques
Le mémoire professionnel fait l’objet dans chaque IUFM d’un cahier des charges, porté à la connaissance des stagiaires et présentant les objectifs visés par ce travail, les exigences attendues, les modalités du suivi et de la soutenance, les critères de l’évaluation.
Parmi les qualités attendues d’un mémoire, il convient de mentionner :
La direction de mémoire
Pour réussir cet exercice exigeant, le stagiaire bénéficie d’un séminaire abordant la méthodologie du mémoire. Un formateur encadre et facilite ce travail. Les directeurs de mémoire veillent donc au choix des sujets, proposent un suivi efficace et font de la soutenance un moment impliquant fortement stagiaires et formateurs. Ils favorisent le regroupement des sujets autour de thèmes fédérateurs, de façon à faciliter, en cours d’élaboration, le travail en équipe, la dynamique des échanges entre stagiaires et le partage des lectures.
Pour permettre un suivi plus efficace, les exigences de la direction du mémoire sont contractualisées (engagements réciproques explicités, calendriers des rencontres, ateliers méthodologiques, échéancier des productions intermédiaires, etc). Les étapes du travail sont jalonnées par des rencontres individuelles ; (des regroupements au cours desquels les stagiaires présentent collectivement l’avancée de leur travail, les apports de leurs lectures, etc, sont envisageables).
Le document final
Ce mémoire, de 50 000 signes environ (présenté sur support papier et numérique) qui peut comprendre des éléments non textuels (production audiovisuelle, enregistrement, productions d’élèves...) est un écrit formalisé qui peut être réalisé collectivement ou individuellement. Dans le cas de mémoires collectifs, la contribution écrite de chacun doit apparaître nettement. Pour les stagiaires ayant bénéficié d’un stage en entreprise, à l’étranger ou dans une structure hors éducation nationale, le mémoire peut inclure cette expérience.
La soutenance
La soutenance qui s’impose à l’ensemble des stagiaires est individuelle et publique, elle doit constituer un temps fort de la formation.
1 - Types de travaux possibles
Les sujets de mémoire peuvent être définis à partir des différents pôles de la professionnalité globale :
Un problème issu de la pratique professionnelle, reformulé dans une problématique ( voir ci-dessous) pour apporter des éléments de solutions peut permettre :
2 - Caractéristiques du “produit fini”
Chaque mémoire devra comporter (sans que ceci constitue nécessairement un plan type) :
3 - Évaluation
Le mémoire doit répondre aux exigences évoquées ci-dessus, ainsi qu’à ce qui caractérise un mémoire professionnel tel que cela a été établi ci-dessus. L’évaluation, outre les trois grandes dimensions (réflexion théorique à partir de la problématique, données recueillies sur le terrain professionnel, et analyse de ces données), portera également sur les articulations entre ces trois pôles, et donc sur la capacité du professeur-stagiaire à rendre compte, au fil de son travail comme en final, de la cohérence générale de son propos et des liens qu’il est en mesure d’établir entre toutes ces dimensions.
Voir la liste des indicateurs
1 - Remarques préalables
Le mémoire ne s’élabore pas forcément dans l’ordre de présentation finale.
Les introductions et les conclusions de chapitres sont un bon “garde-fou” pour maintenir une cohérence générale.
Le travail théorique autour de la problématique ne se réduit pas à un quelconque recours à des ouvrages utilisés comme “fiches recettes” : c’est une démarche d’interrogation et d’enrichissement des concepts majeurs identifiés comme pertinents au regard du problème ou de la situation retenue.
Un mémoire qui ne comporte pas d’annexes provenant du terrain est un mémoire qui ne “tient” pas.
Tout piratage avéré de mémoire entraînera une non validation et un rapport explicite pour le jury académique.
2 - Modalités d’aide à l’élaboration
Chaque stagiaire bénéficie d’un module d’aide au mémoire et d’un suivi individuel par un directeur de mémoire.
2-1 Travail du stagiaire en séminaire
Lors du travail en séminaire, chaque équipe de formateurs aide le stagiaire à :
Le travail en séminaire peut comporter des moments de travail individuel (travail de recherche, d’atelier d’écriture...), de travail par paire ou de tout petit groupe (interpellation réciproque entre pairs, élaboration d’un questionnement...), de travail de l’ensemble du groupe autour de certaines productions individuelles, ou éventuellement d’interventions ponctuelles d’un formateur.
2-2 Travail du stagiaire avec le directeur de mémoire
Le professeur stagiaire est le seul responsable de la conduite de son travail. Il a donc à prendre l’initiative des sollicitations de son directeur, dont il peut attendre un accompagnement au fil des différentes phases de l’élaboration de son mémoire, tant en termes de regard critique, que de soutien méthodologique, ou de présence rassurante. Il semble tout à fait indispensable que le premier contact avec le directeur de mémoire ait lieu avant le mois de décembre, afin que le projet soit assuré de sa “faisabilité”, et que la méthodologie de sa mise en oeuvre reçoive le regard critique nécessaire.
La remise de productions intermédiaires (de nature variée) tout au long de l’année semble faciliter la communication entre le directeur de mémoire et le professeur stagiaire et rendre plus efficace l’avancement du travail.
La régularité du travail avec le directeur de mémoire et l’engagement dans les dispositifs de séminaire permettent évidemment au professeur stagiaire de tirer le meilleur parti de son investissement dans une production à la fois personnelle et distanciée de sa propre pratique professionnelle.
2-3 Accompagnement du stagiaire par le directeur de mémoire
Selon les disciplines, le choix du directeur de mémoire se fait différemment : celui-ci peut être choisi par le stagiaire parmi les formateurs, disciplinaires ou non, de l’IUFM, ou parmi des enseignants de la discipline ; il peut être proposé ou désigné par l’équipe de formateurs qui encadrent le mémoire professionnel.
On peut cependant, d’ores et déjà, baliser ainsi les grandes lignes de la fonction de directeur de mémoire. Celui-ci doit être en mesure d’accompagner le travail du stagiaire dans ses différentes phases.
Cet accompagnement peut être tout à la fois :
1- Critères techniques à respecter
1-1 Présentation d’ensemble
Le mémoire sera présenté sous la forme d’un document dactylographié d’une trentaine de pages (annexes non comprises). Il doit être paginé, comporter une table des matières, une bibliographie et des annexes (numérotées, anonymées, paginées). Le corps du mémoire comportera une introduction, un développement en plusieurs parties ou chapitres (eux-mêmes organisés en sous -parties, avec des titres explicites), une conclusion.
1-2 Page de garde
Elle doit rassembler l’identification des auteurs (nom, prénom, discipline), l’intitulé complet du sujet, le nom du directeur de mémoire, l’académie et l’année.
Verso de la couverture : Il reprend l’identification des auteurs, le titre du mémoire, la discipline, l’année, à quoi s’ajoutent le nombre de pages, un résumé en une dizaine de lignes, et les mots-clés (5 environ).
1-3 Bibliographie Elle doit identifier de manière correcte et complète les ouvrages ou documents réellement utilisés pour le travail. Exemples :
1-4 Notes et références
Les références bibliographiques sont mises en bas de page et obéissent au même standard que la bibliographie. Les notes de bas de page peuvent être utilisées pour une nuance ou pour un développement apporté au texte, ou pour des renvois à d’autres chapitres du travail.
1-5 Normes dactylographiques
Recto seulement, 1,5 interligne, marges : 3 cm en haut, 4 cm à gauche, 1,5 cm à droite, pagination continue. La page de garde, non numérotée, compte pour 1. Le sommaire, non numéroté, compte pour 1 (ou 2 ou 3) selon la longueur. 1-6 On apportera un soin particulier à tout ce qui peut synthétiser ou illustrer l’information (schémas, tableaux, graphiques) dans le corps du mémoire ou en annexe.
1-7 Dépôt des exemplaires
3 exemplaires papier seront remis au secrétariat 1er degré, ou au service scolarité ;
1 exemplaire sur support numérique (disquette ou cdrom) sera remis au centre de documentation et devra respecter les prescriptions suivantes :
Un mémoire jugé publiable par le jury peut être utilisé et publié sur les sites intra et internet et dans les actes de la recherche. A cette fin, un exemplaire papier supplémentaire de la 4ème de couverture devra mentionner de manière explicite si vous autorisez ou non la publication de votre mémoire après décision du jury.
2- Critères d’évaluation du processus de formation par le mémoire
Propositions de critères et d’indicateurs pour l’analyse du mémoire professionnel. Nous partons de l’idée que celui-ci articule trois dimensions :
2-1 Critères d’évaluation portant sur les trois dimensions
2-1-1 Il y a identification d’un problème professionnel et construction d’une problématique.
Indicateurs :
2-1-2 Le travail témoigne d’une exigence méthodologique dans la production et le recueil de données.
Indicateurs :
2-1-3 Le travail traite et analyse le corpus de données.
Indicateurs :
2-2 Critères portant sur la cohérence et la pertinence du travail écrit 2-2-1 la construction du problème est pertinente.
Indicateurs :
Indicateur :
Indicateurs :
2-3 Critères portant sur la globalité du travail
2-3-1 Le mémoire est centré sur un problème professionnel (condition de son agrément).
Indicateurs :
2-3-2 Le travail comporte une dimension critique.
Indicateurs :
La soutenance doit permettre au candidat de présenter son travail de manière claire, ordonnée et argumentée, et d’en discuter avec les membres de la commission.
1 - Composition
Le jury de mémoire est composé du directeur de mémoire et d’une ou plusieurs autres personnes désignées par le directeur de l’I.U.F.M.
2 - Déroulement
La soutenance dure une trentaine de minutes. Elle débute par un exposé du stagiaire d’une dizaine de minutes, suivi d’une discussion avec les membres du jury (15 à 20 minutes). Puis, le jury délibère en l’absence du candidat (5 minutes).
L’exposé n’est pas un résumé. Il doit permettre au candidat de prendre du recul par rapport à son propre texte, tout en en restituant l’essentiel. Il est également destiné à ce que le candidat puisse évoquer la genèse de son travail, les intentions lors de sa mise en oeuvre, les limites de ce projet et les critiques qu’on peut lui apporter, les prolongements dont il a déjà fait l’objet et ceux à venir, les difficultés rencontrées, etc.
L’entretien avec le jury, qui fait suite à l’exposé, est destiné à s’assurer de la maîtrise de son propos par le candidat, et de sa capacité à en tirer bénéfice, tant personnel que professionnel. C’est aussi l’occasion, pour le stagiaire, de bénéficier d’un “retour” sur sa propre production, “retour” qui peut l’aider à prolonger ses interrogations.
3 - Cas des mémoires réalisés à plusieurs
La soutenance sera individuelle et reste publique.
4 - Évaluation terminale
L’évaluation terminale intègre l’évaluation du mémoire professionnel en reprenant les critères d’évaluation définis (voir IV) et celle de la soutenance où sont appréciées les capacités du professeur stagiaire à :
A la suite de la soutenance, le jury de mémoire délibère et propose à la commission de validation, présidée par le Directeur de l’IUFM, la validation ou la non validation du travail, appréciation motivée par un rapport succinct (10 lignes maximum !). Le jury de mémoire informe le stagiaire de ses propositions et lui communique ce rapport dans les meilleurs délais.
5 - Publication éventuelle de mémoires
Eléments d’appréciation du caractère publiable des mémoires :
Le comité de lecture des Actes de la Recherche donnera suite ou non à cette dernière appréciation, et organisera une éventuelle réécriture avec l’aide d’un enseignant-chercheur.
Dernière modification le mardi 9 octobre 2007